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FISCALITÉ
IMPÔT SUR LA PLUS-VALUE
1. Régime normal
2. Régime d’exonération à partir de 2012
3. Régime d’exonération immédiat pour les dirigeants partant en retraite
 
 1. RÉGIME NORMAL
Les plus-values réalisées par des personnes physiques, à l’occasion de la cession d’actions ou de parts sociales, sont soumises à un impôt global de 27%. Ce taux se décompose en 16% d’impôt de base sur la plus-value et 11% de CSG-CRDS.
L’assiette de l’impôt est calculée selon les modalités suivantes :
pour la cession d’une entreprise achetée :
[ Prix de vente – honoraires du conseil ] – montant du prix d’acquisition
    pour la cession d’une entreprise créée :
[ Prix de vente – honoraires du conseil ] – montant du capital d’origine
Exemple :
Prix de cession incluant la trésorerie : 5 000 000€
Honoraires du conseil : 200 000€
Capital social d’origine : 250 000€
Impôt plus-value = 4 550 000*27% = 1 228 500€
 2. RÉGIME D’EXONÉRATION À PARTIR DE 2012
A compter du 1er janvier 2006, les plus-values de cession de titres réalisées par les particuliers pourront sous certaines conditions bénéficier d’une exonération partielle ou totale de l’impôt de plus-value, en fonction du délai de détention des titres.

En effet, sous réserve du respect de certaines conditions, la plus-value de cession peut faire l’objet d’un abattement d’un tiers par année de détention au delà de la 5ème année, et elle sera donc totalement exonérée de l’impôt de plus-value à partir de la 8ème année de détention.

Le délai de détention n’est décompté qu’à partir du 1er janvier 2006 pour les titres acquis antérieurement à cette date, et donc seules les cessions intervenant à compter du 1er janvier 2012 sont susceptibles de bénéficier effectivement de la mesure.

Il conviendra d’attendre le 1er janvier 2014 pour bénéficier d’une exonération totale de l’impôt de plus-value.
 3. RÉGIME D’EXONÉRATION IMMÉDIAT POUR LES DIRIGEANTS PARTANT EN RETRAITE
Les dirigeants d’entreprise qui cèdent leurs titres et qui font valoir leurs droits à la retraite peuvent bénéficier de l’exonération partielle ou totale, sous réserve que les titres aient été acquis antérieurement au 1er janvier 2006 et que les conditions suivantes soient réunies :
La cession doit porter :
sur l’intégralité des titres ou droits détenus par le cédant dans la société
    ou lorsque le cédant détient plus de 50% des droits de vote, sur plus de 50% des droits de vote
    en cas de la seule détention de l’usufruit, sur plus de 50% des droits dans les bénéfices sociaux de la société.
Le cédant doit :
pendant les cinq années précédant la cession, avoir exercé de manière continue des fonctions de direction. Pendant cette période, le cédant doit en fait avoir rempli toutes les conditions pour que ses titres, considérés comme des biens professionnels, aient été exonérés d’ISF
    avoir détenu, directement par personne interposée, au cours de la même période, au moins 25% des droits de vote ou droits financiers de la société cédée. Comme en matière d’ISF, le seuil de 25% est apprécié en tenant compte des participations détenues par le conjoint, les ascendants, descendants, frères et sœurs
    dans l’année qui suit la cession, le cédant doit cesser toute fonction dans la société et faire valoir ses droits à la retraite.
La société dont les titres sont cédés doit être une PME au sens de la réglementation européenne :
l’effectif est inférieur à 250 salariés au 31 décembre de l’une des 3 années qui précèdent la cession
    la société a, soit réalisé au cours du dernier exercice clos un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€, soit constaté un total bilan inférieur à 43 M€
    son capital ne doit pas être détenu à au moins 25% par une ou plusieurs entreprises sauf si celles-ci répondent à la définition communautaire de PME.
Lorsque les titres sont cédés à une société, le cédant ne doit pas être actionnaire ou associé de la société cessionnaire et ce pendant les 3 années qui suivent la cession.

Comment limiter l’impact fiscal de la cession ?

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